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 Royal publiera début juillet "Si la Gauche veut des idées" 

 

 

Ségolène Royal publiera début juillet un livre de dialogue dont le titre est "Si la Gauche veut des idées", a-t-elle annoncé lundi 23 juin à Poitiers.
Cet ouvrage de dialogue avec le sociologue Alain Touraine, à qui revient le titre de l'ouvrage, sera "publié le 8 juillet", a indiqué Ségolène Royal lors d'une rencontre avec la presse écrite régionale.
"Alain Touraine a écrit sa partie et je réponds en me demandant quelles leçons sur le plan politique peut-on tirer du regard du sociologue sur différents thèmes (éducation, vivre ensemble, égaux et différents, la France politique d'aujourd'hui), a précisé la présidente de la région Poitou-Charentes.







Consultation participative :

"Comment le congrès du PS peut il être utile aux français" ?



Pour participer à la rénovation du PS et apporter vos contributions :

http://www.pacte-renovateur.org/



Chers amis

Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste,
pour lancer un débat de qualité, utile aux Français.

Le texte en a été publié aujourd'hui.

Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nous seront toutes et tous coauteurs.

Amitiés


Ségolène Royal



Consultation participative : comment le Congrès du PS peut-il être utile aux Français ?


Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.

Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun.

Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS.

Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2).

C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela.

Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS.

La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite.

L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.


1) Les dix sources d’inquiétude des Français

  1. un capitalisme qui perd la tête ;
  2. la dégradation du niveau de vie ;
  3. les fragmentations et le descenseur social  à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;
  4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;
  5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;
  6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;
  7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;
  8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;
  9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;
  10. une planète menacée d’autodestruction.

2) Les sept valeurs et objectifs qui nous guident
  1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.
  2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.
  3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.
  4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.
  5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.
  6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.
  7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.

3) Les dix questions à trancher
  1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique  au pouvoir : de quelle façon ?
  2. Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?
  3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
  4. Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?
  5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?
  6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?
  7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?
  8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient  victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?
  9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?
  10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?
Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf
















Ségolène Roya fustige  "les dérapages sur tous les sujets

Ségolène ROYAL a déclaré jeudi sur France 2 qu'il fallait "que le gouvernement redevienne sérieux", pointant des "dérapages sur tous les sujets", après notamment des propos de la secrétaire d'Etat Rama Yade qui a déclaré lors d'un meeting pour les municipales que la gauche l'attaquait "parce que je suis noire".

La présidente de la région Poitou-Charente a fustigé les accusations de racisme portées par la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme contre la gauche qui sont "totalement déplacées, diffamatoires".

Il s'agit d'un "dérapage totalement déplacé, diffamatoire" qui suppose "carrément qu'il y ait des suites judiciaires", a expliqué Ségolène Royal. "Les campagnes électorales n'autorisent pas tout".

Ségolène ROYAL a, comme d'autres dirigeants de gauche, demandé "des suites judiciaires", à moins "que la secrétaire d'Etat Rama Yade s'excuse".









 Mémoire de la Shoah: Royal dénonce "l'étonnante légèreté" de Sarkozy


Ségolène Royal a qualifié vendredi la décision du président Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, d'"annonce improvisée" qui traduit une "étonnante légèreté".

"Une question aussi grave ne doit pas faire l'objet d'une annonce improvisée (...) cette façon de faire traduit un manque de respect et une étonnante légèreté de la part du chef de l'Etat", a déclaré Mme Royal à l'AFP.

Elle a estimé" que "le devoir de mémoire des crimes contre l'humanité est un impératif moral qui ne tolère aucune instrumentalisation".






Sondage: Ségolène Royal, opposante la plus crédible à Sarkozy

L'ancienne candidate PS à l'élection présidentielle Ségolène Royal est jugé l'opposante "la plus crédible à Nicolas Sarkozy", suivie de près par François Bayrou, selon un sondage réalisé par l'Ifop pour le Journal du Dimanche de cette semaine.

Mme Royal recueille 28% des réponses des personnes interogées alors que le dirigeant du Modem en recueille 25%, suivi du maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë (18%) et d'Olivier Besancenot (LCR, 14%).

 Sondage réalisé par téléphone et à domicile les 24 et 25 janvier auprès d'un échantillon de 966 personnes sélectionné selon la méthode des quotas et représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. AP

"Donner un bon avertissement" au pouvoir.

Ségolène Royal, à Strasbourg pour soutenir le candidat PS, évoque l'enjeu des municipales.

Ségolène Royal s'est exprimée devant des élus et des candidats socialistes aux municipales dans un restaurant coopératif où elle a évoqué l'économie solidaire.

Ségolène Royal dénonce "les lendemains qui pleurent" à cause "des promesses non tenues" du candidat Nicolas Sarkozy, appelant les électeurs à donner "un bon avertissement au pouvoir" lors des élections municipales en mars.

Dans la matinée, la présidente de Poitou-Charentes s'était rendue sur le site haut-rhinois de Sony France à Ribeauvillé où 230 emplois sur 719 sont menacés pour y rencontrer la direction puis les syndicats.

Elle rappelle à cette occasion qu'elle désire pour la France "une politique industrielle et de la sous-traitance".

"En France, les entreprises de sous-traitance sont pressurisées par les grands groupes, mais il n'y a pas de fatalité: il faut que les chefs d'entreprise rendent des comptes et Nicolas Sarkozy doit se mobiliser"

"Combien de personnes retraitées et âgées y ont cru et ont dès lors voté pour lui", s' interroge-t-elle.

"Plus que les lendemains qui déchantent, ce sont les lendemains qui pleurent",affirme-t-elle, soulignant que le chômage n'a pas non plus reculé pour les jeunes et que lorsque l'Etat recule sur les solidarités essentielles comme la franchise médicale, il faut donner "un bon avertissement".

Elle a ensuite rencontré dans le quartier sensible du Neuhof une association d'aide à l'insertion des femmes d'origine étrangère.

En fin d'après-midi, elle a dédicacé son livre "Ma plus belle histoire, c'est vous" dans une librairie du centre ville.


 

Royal à l'hôpital Necker pour réclamer "le maintien des 35 heures"


Ségolène ROYAL s'est rendue à l'hôpital Necker-Enfants malades dans le service de cancérologie du Professeur Agnès Levy de l'hôpital Necker, plus particulièrement dans le service de la moelle osseuse.

Une réunion de travail avec tous les personnels hospitaliers de ce service a eu lieu pendant deux heures.

Elle a constaté une fois de plus que les heures supplémentaires accomplies ne sont pas rémunérées. Les infirmières ont déclaré qu'en fait, elles travaillaient plus pour gagner moins.

L'hôpital public a besoin d'une réforme sérieuse et globale.Ségolène Royal a fermement réclamé "le maintien des 35 heures" à l'hôpital public.

"Les 35 heures nous ont permis de ne plus travailler sept jours d'affilée", elles nous ont donné "un souffle de vie", "pour être une bonne infirmière, il faut qu'on se ressource", ont témoigné plusieurs infirmières, en présence de la directrice de l'hôpital, Isabelle Lesage.









Noah homme préféré des Français

Yannick Noah, personnalité préférée des Français, éreinte Sarkozy

Le chanteur et ex-tennisman Yannick Noah est la personnalité préférée des Français, devant l'ancien footballeur Zinédine Zidane, indique un sondage à paraître dans l'hebdomadaire le Journal du Dimanche du 23 décembre.

A l'occasion de la parution de ce classement, le journal publie une interview de Yannick Noah qui éreinte le chef de l'Etat, affirmant que "tout (le) choque" dans l'action de Nicolas Sarkozy.

"L'attitude, le ton, l'arrogance me choquent. Le déballage de richesse, le cynisme me choquent. La désinformation me choque", déclare l'ancien joueur de tennis, qui dit toujours soutenir la socialiste Ségolène Royal, rivale de M. Sarkozy à la présidentielle.

"Je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui m'a dit ce qu'il avait vraiment fait, ajoute-t-il. Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille? Quels problèmes ont été réglés?"

"Je ne veux même pas parler du côté diversion avec la mise en scène de sa vie privée, et tous les médias qui suivent. C'est le roi avec sa cour, et les courtisans se mettent à genoux",
poursuit Noah.




Lettre de Ségolène ROYAL 
à Ingrid Betancourt


Chère, très chère Ingrid,

Je vous écris de femme à femme. Souvent, j’ai pensé à la peine qui devait être la vôtre, empêchée de voir grandir vos enfants. L’épreuve les a mûris bien tôt. Vous pouvez être fière d’eux.

Vous voir si affaiblie m’a bouleversée. Aujourd’hui, c’est en tant que mère que je m’adresse à tous ceux qui ont le pouvoir de contribuer à ce geste d’humanité que serait votre libération, celle de Clara Rojas et de tous les otages. Je leur demande de vous rendre enfin à Mélanie et Lorenzo. J’espère pouvoir vous serrer dans mes bras. Vite. Très vite.

 
Signature Ségolène Royal

Pour la libération d’Ingrid Betancourt
 et des 3000 otages en Colombie,

 Je signe !  






Ségolène Royal hostile à l'extension du livret A à d'autres banques



"A partir du moment où le livret A permet aussi le financement du logement social et est intégré dans un circuit de service public - celui de la Poste-, je pense qu'il est assez dangereux de l'étendre aux banques qui gagnent comme ça suffisamment d'argent", a déclaré Ségolène Royal sur RMC.

"Si ça tombe dans la poche des banques, je doute qu'elles s'en servent pour financer le logement social", a ajouté l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Les banques, a-t-elle lancé, "feraient mieux de s'occuper de la lutte contre le surendettement des ménages" et d'être moins "frileuses" dans leurs "prêts auprès des PME et PMI". AP

Tribune de Ségolène Royal sur l'environnement

paru dans l'Express

Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique pour faire face aux défis planétaires de l'environnement. Il y a deux logiques : celle du laissez-faire, du libéralisme, qui vise le profit immédiat et nous prépare au pire. Ou celle de la volonté, qui relève les défis, pour laisser à nos enfants une planète vivable et qui applique le principe pollueur-payeur, empêche la destruction de biens collectifs publics. 

Ces enjeux ne doivent pas être laissés au bon vouloir des marchés ou à l’égoïsme des Etats, y compris les plus grands comme les Etats-Unis dont le mépris affiché par l’administration Bush à l’égard du changement climatique est aussi incompréhensible que terrifiant.




Dans cet effort, le souci d'équité s'impose aux pays développés : ils ont la responsabilité d'organiser au plus vite les transferts de technologies propres vers les pays émergents dont les besoins sont légitimes, ce qui sera génèrera aussi une croissance économique supplémentaire. En protégeant les ressources des pays en développement, on permettra à ces sociétés de satisfaire leurs besoins, et donc d’agir sur les migrations de la misère. La Banque mondiale et les banques interrégionales prévoient d'investir 350 milliards de dollars dans le secteur énergétique. Ils doivent être mis au service d'un plan international d'économies d'énergie et de développement massif des énergies renouvelables dans les pays du Sud dont le potentiel est aujourd'hui inexploité. 

L'environnement et les tensions, les conflits qui secoueront la planète sont liés. Un plan d'accès à l'eau potable, garanti au niveau mondial, doit être engagé sans tarder. La paix du monde et l'avenir des peuples sont en jeu : la création d'une organisation mondiale de l'environnement est nécessaire. En clair, le combat pour protéger la planète rejoint celui de la lutte contre la pauvreté et contre les guerres.



Ma plus belle histoire, C'EST VOUS

 Parution le 3 décembre, éditions Grasset 
Plusieurs éditorialistes commentent, mardi 4 décembre, le retour de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle.

L'UNION
Hervé Chabaud

"(...) Bref, elle campe son personnage, se dépouille des clichés qui l'ont promenée en Jeanne d'Arc, en Sainte Vierge, en icône de la Passionnaria, en Bécassine. Elle veut être Ségolène. C'est déjà bien assez pour afficher sa différence et consolider sa personnalité à distance des goujateries socialistes du printemps dernier. Elle réussit même à ne pas être ennuyeuse surtout lorsqu'elle s'autorise quelques confidences sur le comportement de Michel Rocard ou la séduction inachevée de François Bayrou. Tout a été calculé par la présidence du Poitou pour que ce livre soit un succès de librairie. La politique avec ses grandes et petites histoires n'est pas réservée au microcosme. Le peuple aime y goûter comme à un chocolat de l'avent pour calmer l'impatience de Noël. "

LA LIBERTE DE L'EST
Gérard Noël

"(...)Et la morale est tout entière contenue dans le titre : 'Ma plus belle histoire, c'est vous'. Vous, ce sont évidemment les militants qui lui ont permis de croire en son étoile et de résister aux manoeuvres de ses (mauvais) camarades. Ségolène Royal a le mérite de ne pas faire l'impasse sur ses erreurs et ses approximations ce qui dans l'univers impitoyable de la politique est rien moins que méritoire. A-t-elle été battue parce qu'elle était mal préparée, parce que la famille censée la porter a tout fait pour qu'elle chute ou tout simplement parce qu'une femme doit à tout instant faire la preuve de ses capacités au risque de ne pas être prise au sérieux ? Sans doute un peu des trois à la fois. Radioscopie du fonctionnement du microcosme politique dans ce qu'il a de plus cruel, son ouvrage constitue pour la candidate malheureuse une thérapie salutaire. Cette étape passée, reste à connaître quels sont ses 'Désirs d' avenir' et de quelle manière elle imagine refaire surface. Réponse ces prochains mois."

LA MONTAGNE
Daniel Ruiz

"(...)Le débat politique, la refondation, ne sont pas à l'ordre du jour. D'abord revenir. Une fois de plus la stratégie choisie est risquée. À trop différer le débat de fond, Ségolène Royal fera immanquablement ressurgir le procès en superficialité que lui ont valu ses hésitations et ses bourdes pendant la campagne. La fonte des adhérents de 'Désirs d'avenir' et un début de désamour sont des signes qui plaident pour l'urgence de donner du contenu au projet. Les électeurs ségolénistes déçus de la démocratie participative, ce placébo de programme, ne trouveront rien dans le livre qui leur permette de remettre leur boussole à l'endroit. Aujourd'hui libre, guérie de la méfiance des siens, elle règle leurs comptes aux éléphants d'une serpe agile. Mais faire place nette pour ouvrir une nouvelle histoire suppose aussi que l'on se garde des excès de confiance. Et que l'on ne se paye pas de formules. Qu'on l'appelle rendez-vous manqué ou promesse de victoire, une défaite reste une défaite et le vaincu ne peut pas s'exonérer de sa part de responsabilité."

LA PROVENCE
Gilles Dauxerre

"(...)Dans son livre la candidate socialiste veut solder l'épisode présidentiel, mais elle parle peu des lendemains qui pourraient chanter. Sans doute devait-elle passer par là pour repartir à la bataille. Car, qu'on ne s'y trompe pas, Ségolène Royal a été touchée, mais pas coulée. 'Il y aura des retrouvailles', lance-t-elle à ses électeurs-lecteurs, et 'pour gagner'. Reste à savoir quand et comment. En panne d'idées, en panne de projets, en panne de chefs, le Parti socialiste entame tout juste cette 'rénovation' souvent rêvée mais jamais réalisée. Tracer des lignes, ouvrir des perspectives claires, apporter des solutions aux problèmes du pays, rassembler les socialistes, choisir un leader: les chantiers ne manquent pas pour bâtir une opposition de gauche solide et crédible. Ségolène Royal participera à ce long travail et elle voudra, sans doute, en prendre la direction. Mais elle n'est pas la seule à avoir cette ambition, déclarée ou pas."

L'ALSACE
Patrick Fluckiger

"(...) Elle assume parfaitement ce geste, et la façon dont elle le révèle est plus qu'un défi : c'est un programme politique. D'abord, elle revient à ses audaces de la pré-campagne électorale, quand elle brisait les tabous sur l'encadrement militaire des jeunes délinquants ou sur le temps de travail des profs. Le temps de la transgression est de retour: c'est un signal fort pour dire qu'après six mois de relatif silence, elle est prête à prendre le leadership de la rénovation, au PS. Elle renvoie aussi le président du MoDem à ses hésitations, comme la grande fille de terminale se moque du petit boutonneux de seconde qui n'a pas osé l'embrasser. Une façon de dire : ' T'es pas cap', moi si', et de coller à François Bayrou l'encombrante étiquette de centriste dont il tente de se débarrasser pour se poser en premier opposant à Nicolas Sarkozy. On a retrouvé la Ségolène Royal qui a terrassé les éléphants socialistes, le 16 novembre 2006. Si elle avait mené sa bataille contre Nicolas Sarkozy sur la même lancée, l'issue aurait peut-être été différente."

L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo

"Ségolène Royal se livre à son devoir d'inventaire. N'attendons pas de la candidate socialiste à l'élection présidentielle qu'elle fasse son autocritique. Disons même qu'elle a écrit son livre avec bonne conscience, persuadée que son échec est davantage celui du PS que le sien. Pour être vraiment utile, ce retour sur la passé aurait dû tracer des pistes d'action afin de rétablir dans ce parti devenu schizophrénique, une confiance et une vision d'avenir. Surtout ce récit de campagne intitulé " Ma plus belle histoire, c'est vous ", aurait pu reprendre le titre d'une autre chanson de Barbara : 'Dis quand reviendras-tu ? '. (...)"

LE MIDI LIBRE
Michel Noblecourt

"(...) Sept mois après sa défaite, son parti, le PS, est aux abonnés absents, en panne de leadership, de projet, d'identité. Son rival annoncé pour la présidentielle de 2012, Bertrand Delanoë, est neutralisé par sa réélection comme maire de Paris. Mme Royal a donc le champ libre. Pour reprendre sa métaphore sportive, elle est en phase d' 'entraînement'. Elle renoue des liens, retisse un réseau, à défaut de courant, revient dans le jeu, égratignant les éléphants et son ex-compagnon mais ménageant un parti dont elle aura besoin si elle veut, comme elle le dit en creux, porter de nouveau les couleurs de la gauche en 2012. Plus qu'une autocritique, elle fait des mea culpa mais s'attache surtout à faire définitivement un sort au 'procès en illégitimité' nourri dans son propre camp. Veut-elle prendre la tête du PS en 2008 ? Elle n'a pas tranché et ses amis sont divisés. A-t-elle un projet de rénovation ? Elle veut remettre en route une 'horloge' qui s'est arrêtée. Après le temps de l'entraînement, il lui faudra bien se mettre sur la ligne de départ."

LE COURRIER PICARD
Didier Louis

"(...) L'un, qui aura le don de ravir l'éditeur mais d'exaspérer le PS : la proposition faite à Bayrou, au pied de son immeuble, d'entrer à Matignon. La tentation centriste gravée dans le marbre ! L'autre, entre confession intime et pipolisation, pour s'épancher sur les absences de François Hollande, le père de ses enfants, qui n'a jamais offert un bout d'épaule pour la réconforter. Deux perles, quelques vérités - sur les complicités médiatiques de l'adversaire et son rejet par les éléphants - et pas, si peu d'autocritique. Une Ségolène Royal telle qu'en elle-même, dont le désir d'avenir s'enracine dans une aventure passée d'où elle est convaincue de sortir renforcée. Pour savoir ce qu'elle pense d'un PS modernisé, on attendra le tome II. A la recherche de la pierre philosophale, elle fixe deux conditions au succès. La première, en forme de truisme : le soutien du parti. La seconde, beaucoup plus cocasse : le soutien d'un 'compagnon amoureux'. Gonflée à bloc, et même gonflée..."


TABLE

I Ce que j’ai à vous dire

Pourquoi ce récit ?

Je ne suis ni Jeanne d’Arc ni la Vierge Marie

Peuple de France

Résilience

II Le parcours de la combattante

Scène de campagne : Michel Rocard, visiteur de l’après-midi

Une femme debout (« Roun fanm dibout », comme on m’a dit outre-mer)

L’amertume des éléphants

La montée en puissance

Thomas et la ségosphère

Second tour – La défaite

Les difficultés avec la presse

Histoire véridique des bourdes qui n’en étaient pas

Jurys citoyens : je persiste et je signe

Nucléaire iranien : l’incompétence des compétents

Liban : l’intox monte d’un cran

Bravitude et chinoiseries

Lauriers à la Justice chinoise ? L’infâme contrevérité

Guadeloupe : elle veut casser la République

Le débat interne : fausse bonne idée et vraie répétition générale

La paille et la poutre

Sur la politique étrangère : deux poids, deux mesures

La cohérence des valeurs

Galerie de portraits

Scène de campagne : les embarras de François Bayrou

Les Gracques 40

III La machine de l’adversaire : l’argent, les médias et les sondages

Premières alertes

La technique du vacarme

« Fleur de bouse »

Avec cette élection, un seuil a été franchi

Trappage à La Tribune

Censure à Métrobus

Quimperlé : cachez ce fonds que je ne saurais voir

Elle perd ses nerfs

C’est pas moi, c’est les juges !

L’avènement du « clefs en main »

Amis et patrons de presse : le verrouillage médiatique

Présomption d’uniformité

Un net penchant pour l’immixtion

Des livres qui dérangent

Sondage, mon beau sondage

Sondages encore : ni addiction, ni diabolisation

Sondages, fin : le poids des écarts

Pas hors jeu : dans le jeu !

Quand les réponses sont dans les questions

Un vrai travail de pro

On n’est jamais si bien servi que par les siens

IV L’autre moitié du ciel : candidate mais femme

Être une femme candidate, c’est pas si facile

L’intruse

Du genre en politique

Je ne suis pas macho : ma femme est féministe !

Talons aiguilles

Big Mother et les dames sécateurs

Par le coeur et la raison, civiliser l’avenir

Rien ne sera plus comme avant

D’un plafond de verre, l’autre

Une République inachevée

Caissières en sursis

Précarité : les femmes d’abord

Travailler plus pour gagner moins

Déverrouiller, c’est possible

Osons la mixité dans nos têtes !

Le cumul des mandats contre la parité

Un combat émancipateur de tous

Le vote des femmes en 2007

Ma femme me harcèle pour que je te soutienne !

La proximité

Effet de genre ou effet de génération ?

Les comportements électoraux se rapprochent

Parité pour les unes, transgression pour les autres

Des électorats féminins contrastés

Pas de survote féminin

Elles ont poussé les premières portes

Qui doit changer : le pouvoir ou les femmes ?

V Dernières réponses pour tourner la page et regarder l’horizon

Chapeau les hommes !

Elle l’a fait quand même ?

Le procès en illégitimité ?

Dompteuse d’éléphants ?

Garde-moi de mes ennemis, je me charge de mes amis

Sur un air d’improvisation

Tout a commencé sur une phrase

Mes combats de toujours

La prochaine fois

La démocratie participative ?

Une étrange défaite

Une histoire d’amour et de raison inachevée

Annexe


Loi immigration: le Conseil constitutionnel valide sous réserve les tests ADN

 

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi "sous certaines réserves" le recours au test ADN pour candidats au regroupement familial prévu dans la loi Hortefeux sur l'immigration, mais a censuré l'autorisation de statistiques ethniques, a-t-on appris auprès du Conseil.

"Le Conseil constitutionnel l'a validé, mais avec des réserves qui finalement rend (ce dispositif) inopérant", a déclaré dans les couloirs de l'Assemblée au nom du groupe socialiste George Pau-Langevin, l'une des porte-parole PS sur le projet de loi Hortefeux.

Pour la porte-parole, les Sages ont "rappelé un principe important qui est de dire que nous n'avons pas à appliquer totalement nos propres catégories et nos propres modes de preuve à des filiations qui sont établies à l'étranger".

L'article 13, qui fixe les conditions dans lesquelles un demandeur de visa peut recourir à des tests ADN pour prouver une filiation maternelle, n'a pas "pour effet de créer un droit spécial réservé aux étrangers", a jugé le conseil présidé par Jean-Louis Debré.

"La filiation de l'enfant étranger reste soumise à la loi personnelle de la mère étrangère", a-t-il rappelé. En clair, l'enfant d'une mère ghanéenne ou salvadorienne, par exemple, reste soumis à la loi du pays de sa mère. La preuve de sa filiation - adoption ou autre - se fait selon les modalités reconnues dans ce pays maternel.

"Sous ces réserves, qui assurent l'égalité entre tous les modes d'établissement de la filiation, la loi" n'est pas contraire "au principe d'égalité", a jugé le Conseil.

Autre réserve du Conseil: l'article 13 "ne dispense pas les autorités diplomatiques ou consulaires de vérifier au cas par cas les actes d'état-civil produits" par les demandeurs.

Le Conseil a voulu ainsi interdire "une application systématique du recours aux tests ADN dans les Etats où se déroulera cette expérimentation".

L'article 63 sur les statistiques ethniques a en revanche été jugé contraire à la Constitution, sur le fond et la forme.


Le Conseil a jugé que les traitements nécessaires aux études statistiques "ne sauraient reposer sur l'origine ethnique ou la race".

Message de Ségolène Royal

Je me suis rendue hier dans le cabinet médical du docteur Maire. C'est un cabinet de groupe qui pratique une santé de proximité et qui réfléchit à l'organisation du système de soin. Ils sont confrontés comme de nombreux médecins à la peur des malades face à la nouvelle franchise médicale qui sous prétexte de financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer fait payer les malades sous forme finalement d'une nouvelle taxe. Il faut savoir que celle-ci a été instituée par décret; Ce qui veut dire que même si elle est modeste au départ, elle pourra augmenter à tout moment sans débat au Parlement. De plus, elle est prélevée quel que soit le revenu des gens, ce qui contraire au principe de la Sécurité Sociale dans lequel on cotise en fonction de son revenu. Cette nouvelle taxe va frapper les malades qui sont aujourd'hui pris en charge à 100 % (maladies de longue durée, cancer, maladies du grand âge...).

Dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat, fragiliser la sécurité de base que constitue l'accès aux soins est une décision inadmissible. Les 800 millions d'euros attendus par cette décision sont à comparer au 15 milliards d'euros de cadeau fiscaux qui ont profité essentiellement aux revenus les plus élevés et aux 60 milliards d'euros de subventions aux entreprises dont la Cour des Comptes vient de dénoncer l'inefficacité ou le caractère injustifié pour une grande partie d'entre elles.

Vous trouverez sur le site pour en savoir plus le texte de ma tribune que le journal La Croix va publier lundi. J'ai rédigé cette prise de position à partir de témoignages des gens et d'un travail avec les experts, notamment Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et spécialiste de ces questions à l'Assemblée.

Merci de vos témoignages et de vos contributions à ce débat.

Bien cordialement

Signature Ségolène Royal







"A propos de la vente des Echos

billet de Ségolène Royal

"Quand l’argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie."

Ce qui est en train de se passer aux Echos est grave. Voilà un journal dont l’indépendance fonde la crédibilité, un journal qui gagne de l’argent, un journal dont le lectorat augmente


Il vient de tomber aux mains de Bernard Arnault, la première fortune de France contre l’avis de sa rédaction qui s’est mobilisée pendant quatre mois en dénonçant des risques sérieux de conflits d’intérêt.



Car, comment parler sereinement des activités des multiples filiales du groupe LVMH ? Comment traiter sereinement les résultats des groupes concurrents ? Comment rester politiquement libres alors que Bernard Arnault est un ami intime de Nicolas Sarkozy ?



Parfaitement cynique, l’Elysée a non seulement couvert l’opération mais s’en est réjoui publiquement. C’est une formidable nouvelle pour un journal qu’un industriel achète 240 millions d’euros, c’est un prix très très important s’est réjoui George Marc Benamou le conseiller culture et audiovisuel de Nicolas Sarkozy en reconnaissant, mais sans s’en émouvoir, que oui, il risquait d’y avoir des conflits d’intérêt rédactionnels et éditoriaux.

En même temps qu’il rachète Les Echos, Bernard Arnault vend La Tribune... La première fortune de France s’arroge le droit de restructurer à son avantage le marché de la presse économique. Et le gouvernement ne trouve rien à redire. Quand on lui demande s’il va saisir le conseil de la concurrence pour s’assurer de la transparence de toute cette opération, il élude la réponse.



Quand l’argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie.


Signature Ségolène Royal





   VOYAGE A PRAGUE
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Ségolène Royal a été invitée par 
Vaclav Havel au Forum 2000 qui se tenait, 
comme chaque année depuis sa création, 
à Prague et dont le thème était
 «Liberté et responsabilité»
Elle était accompagnée de Gilles Savary 
(député européen) 
et de Jean Pierre Mignard (avocat).

Une première soirée organisée avec 
l’appui de l’Ambassade de France
lui a permis de rencontrer des 
dissidents historiques, 
dont notamment Jiri Dienstbier, 
ancien ministre des affaires étrangères, 
et probable candidat de la gauche 
à la présidence de la République Tchèque 
et Peter Uhl, journaliste, lui aussi emprisonné 
par le régime communiste stalinien.

Elle est intervenue le lendemain dans 
un grand panel présidé 
par le président Vaclav Havel. 
Le thème a été introduit par Madeleine Albright 

La modératrice, Kim Campbell , 
ancienne première ministre du Canada 
a salué Ségolène Royal avec chaleur et, 
parmi les applaudissements, évoqué 
« l’extraordinaire campagne électorale 
française »

Le discours de Ségolène Royal a été écouté 
avec une grande attention et applaudi. 
Ségolène Royal a notamment, 
lors de sa courte déclaration conclusive, 
repris avec force la demande de Alyaksandar Milinkevich, 
chef de l’opposition biélorusse, 
qui demandaitl’appui des opinions 
démocratiques européennes 
pour lever la chape de plomb 
qui s’était abattue sur un pays 
qui souhaitait s’intégrer 
« à la grande famille européenne ». 


Elle a soutenu avec Jayantha Dhanapala, 
ancien candidat Sri Lankais au secrétariat 
général de l’ONU que le combat contre 
la liberté était inséparable de celui 
contre la pauvreté et le sous développement.

Elle a eu un entretien de 15 minutes, 
qui s’est terminée 
par une embrassade amicale avec Vaclav Havel 
qui lui a rappelé 
qu’il l’avait soutenue dans sa campagne et 
qui lui a par deux fois demandé s
i elle se représenterait en 2012.

Autre manifestation de sympathie à Ségolène Royal 
(et elles furent nombreuses), 
celle de Madeleine Albright 
« Ne vous découragez, allez y, 
ce sera pour la prochaine fois ».

Ségolène Royal a ensuite rencontré, 
accompagnée de sa délégation, 
Jiri Paroubek, ancien premier ministre Tchèque 
et président du parti social démocrate. 

Le dirigeant socialiste Tcheque a évoqué 
une initiative commune aux deux partis 
tchèques et français consistant à 
proposer à tous les partis membres 
du PSE de tenir une réunion
 par exemple à Strasbourg 
sur la modernisation des partis sociaux 
démocrates européens. 
Ségolène Royal s’est engagée 
à la relayer auprès du PS français.

Enfin, ultime réunion prévue avec 
un combattant polonais de la démocratie, 
ancien conseiller de Solidarnosk, 
l’historien et journaliste Adam Michnik, 
dirigeant du plus grand quotidien polonais 
Gazetta Wiborcza, qui a dressé un tableau inquiétant 
de la Pologne sous la direction 
des ultra conservateurs. 

Il a invité Ségolène Royal en Pologne. 
Le principe est acquis.

Ce furent de belles heures très riches, 
mobilisatrices,
«Flatteuses pour la France » 
dira un membre de l’Ambassade de France

"

 

DEBATS



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  "Chères concitoyennes..."


 
Dix bonnes raisons féministes de porter Ségolène Royal à la présidence de la République.

Par Michèle SARDE

Concitoyennes, qui représentez 52 % de l'électorat, voici dix arguments en faveur de l'élection de Ségolène Royal à la présidence de la République.

1. Pour que nous sortions du placard, après un millénaire de loi salique où nous ne pouvions pas succéder au trône de France, deux siècles de code civil où nous étions considérées comme mineures à vie, et un siècle de suffrage masculin, d'où nous étions exclues
.

2. Pour que nous soyons partie prenante dans une première historique : avoir quitté la sphère de l'influence et déléguer à l'une d'entre nous la légitimité d'un pouvoir qui nous a, jusque-là, méprisées.

3. Pour appliquer à la magistrature suprême la loi sur la parité et revenir aux fondamentaux.

4. Pour faire changer de sexe le couple franco-allemand : après de Gaulle-Adenauer, Giscard-Schmidt et Mitterrand-Kohl, pourquoi pas Royal-Merkel ?

5. Pour donner à nos filles l'envie de «faire présidente» plutôt que secrétaire à temps partiel et changer, en vrai, les modèles dans les manuels scolaires. Toutes les petites filles n'ont pas envie de finir comme Jeanne d'Arc ou Marie-Antoinette.

6. Pour changer les symboles de la République : une femme qui incarne la nation en chair et en os et pas seulement en allégorie sur les bustes des Marianne. Une femme qui représente l'universel, c'est-à-dire les deux sexes.

7. Pour que le pays des droits de l'homme devienne également le pays des droits de la femme. Les femmes de la planète ont aussi besoin d'exemples et l'image de la France a besoin de se rafraîchir.

8. Pour montrer que nous ne sommes pas jalouses qu'une autre femme ait tout juste quand nous avons le sentiment d'avoir tout faux , couple, enfants, idées, intelligence, compétence, beauté... et succès. Si elle, elle y arrive, pourquoi pas nous ?

9. Pour déclarer notre solidarité avec notre propre espèce et attendre d'elle, quand elle sera aux responsabilités, la même solidarité. Que notre première présidente ne tire pas l'échelle derrière elle comme l'ont fait trop de femmes arrivées au pouvoir mais, au contraire, qu'elle nous fasse la courte échelle et nous aide à monter aussi !

10. Pour l'honneur.



Si Ségolène se transcende...
 

Jacques Julliard

 Ségolène Royal est-elle capable, en attirant à elle la majeure partie des électeurs de François Bayrou, d'inverser la tendance

Face à un candidat lui aussi pétri d'énergie mais qui inquiète à cause de sa passion exclusive pour le pouvoir et de sa vénération de l'argent, Ségolène Royal doit rassurer tout en mobilisant les forces vives de ce pays. Elle a une ambition très haute pour la France et pour elle-même, qui s'inscrit dans une vision quasi providentialiste de la politique. L'accession au pouvoir suprême suppose une véritable transmutation de tout l'être, dont le corps électoral est le témoin obligé, et dont elle est capable. A ces conditions, ce n'est pas gagné, mais c'est gagnable.

 

 
SÉGOLÈNE ROYAL PRÔNE L'UNION POUR LA

Ségo la classe

Les Français vont-ils oui ou non se soucier de leur intérêt principal : l'exportation ? Dans ce registre, ils n'ont pas beaucoup d'effort à faire pour trouver le produit idéal : c'est Ségolène Royal. Au cas où ils ne choisiraient pas, à la surprise planétaire générale, d'élire Ségolène Royal, cela voudrait dire qu'ils ont préféré le repli sur soi, la résignation, la fatigue, le sécuritarisme, le ressentiment.

SÉGOLÈNE ROYAL ESTIME SA VICTOIRE POSSIBLE 

 
Quand j'ai dit qu'il fallait tenter l'expérience féminine à la présidence de la République, on a cru comprendre que je parlais de la femme en soi. Ce qui serait un machisme à l'envers. Or il ne s'agit pas de la femme mais de cette femme-là, de sa façon de se déplacer, de s'habiller, d'utiliser ses bras, de sourire, c'est-à-dire d'une Française très raffinée.

SÉGOLÈNE ROYAL AFFIRME ÊTRE LA FORCE TRANQUILLE

le 6 mai 2007, nous sommes appelés à voter lors de l’élection présidentielle.

Ce vote est décisif pour notre avenir.

Et voilà au moins dix bonnes raisons de lui faire barrage lors de l’élection présidentielle :
1. Nicolas Sarkozy, c’est la précarité de l’emploi généralisée.
2. Nicolas Sarkozy, c’est la remise en cause des acquis sociaux.
3. Nicolas Sarkozy, c’est l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université.
4. Nicolas Sarkozy, c’est le développement de l’école privée au détriment du public.
5. Nicolas Sarkozy, c’est la société des héritiers.
6. Niclas Sarkozy, c’est la fin de la sécurité sociale.
7. Nicolas Sarkozy, c’est une France atlantiste.
8. Nicolas Sarkozy, c’est le "tout répressif".
9. Nicolas Sarkozy, c’est la remise en cause des libertés publiques.
10. Nicolas Sarkozy, c’est la stigmatisation des plus précaires.

  



Un appel à l'union de la gauche antilibérale pour faire barrage au candidat de l'UMP
 : Battre Sarkozy en votant Royal.

Par Clémentine Autain, Eric Coquerel, Claude Debons, 
François Labroille, Roger Martelli

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
Pour dire ensuite qu'il n'avait pas trouvé lors de sa chevauchée le tracteur de Bayrou. Prenez le notable hypocrite, Bayrou, se promenant dans un cimetière à Verdun et faisant voter les morts, à commencer par l'inaltérable Péguy.

SÉGOLÈNE ROYAL NE VEUT PAS D'UNE  

 

Comparez avec la lumineuse apparition de Ségolène à Toulouse, mangeant des yeux Zapatero avec délicatesse, en appelant à l'axe franco-espagnol. C'est-à-dire la victoire de la République contre le fascisme.


La grande classe, donc, c'est Ségolène et c'est ce qui retient de façon maussade et jalouse le peuple de gauche qui n'est pas habitué à cette dimension. Si Ségolène est battue, ce qui est malheureusement et nationalistiquement probable, elle sera brûlée. Et le peuple français aura dit non au monde entier

 Ségolène Royal en meeting le 23 avril 2007 à Valence
   
   

MARDI 1ER MAI

 

Ségolène Royal en meeting à Paris, Stade de CHARLETY 15H

 
VENDREDI 4 MAI
 
Ségolène Royal en meeting à Lille (Nord), à 19h00
 
  La socialiste Ségolène Royal g serre la main du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, à Madrid, le 16 septembre 2006
 
 
 
JEUDI 19 AVRIL 

 
 José Luis Zapatero apporte son soutien à Ségolène Royal au meeting de Toulouse.

"Ségolène est le changement, l'avenir", déclare en espagnol José Luis Zapatero, le président du gouvernement socialiste espagnol,devant plus de 20 000 personnes appelant de ses voeux la victoire électorale de la candidate socialiste, avec laquelle il a déclaré partager de nombreux idéaux.

"Je soutiens Ségolène non seulement par sympathie personnelle, mais surtout en raison de l'admiration que j'ai pour elle. Je sais qu'elle peut présider les Français. Je la soutiens pour l'accompagner dans cette phase décisive de sa mission".

"Je le fais également au nom de mon groupe, des idées que nous partageons".

"Ségolène incarne l'impétuosite personnelle, la fraîcheur de caractère et l'optimisme. Elle représente une autre facon d'être, de gouverner, elle incarne les promesses de réussite de la social-démocratie".

"Pour toi et pour la France, le meilleur arrive, et cela commence dimanche, lorsque les Francais parleront. Je serai toujours à vos côtés".

"L'Espagne attend la France moderne, innovatrice, et l'Espagne se sent très proche de la France".

José Luis Zapatero rappelle que "l'Espagne doit beaucoup à Toulouse". "Nous les Espagnols, nous avons une dette vis-à-vis de Toulouse qui a accueilli les Républicains espagnols", en 1939, après la victoire du général Franco.
 

 

 


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 Je soutiens Ségolène non seulement par sympathie mais parce qu’elle est en capacité de rassembler la gauche

 Ségolène incarne c'est l'avenir.

Elle représente une autre facon d'être, de gouverner.Elle réconcilie les français.

     

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "Ségolène est tenace contre vents et marée, elle a pourtant avalé beaucoup de couleuvres. Elle est d'une grande maturité et d'une grande subtilité"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                 POUR NOUS C’EST ELLE : Ségolène ROYAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ségoléne ROYAL est un "poto mitan" - (mot créole qui désigne la solive qui soutient les poutres d'une maison).

Serge Letchimy a érigé Ségolène Royal en "fanm dobout", (expression consacrée pour évoquer le rôle central des femmes dans la culture antillaise).

                                                             

 

 

Comme pour beaucoup d’entre nous, le 22 avril a laissé en moi l’empreinte d’un rendez vous manqué avec l’histoire. La France a besoin d’un profond changement.  

Il faut donner à la gauche toutes les chances de se débarrasser de la droite et de sa logique libérale mais il s’agit surtout de faire gagne la France porteuse en réhabilitation ainsi le politique. Cette vraie rupture, seule Ségolène ROYAL est en mesure de l’incarne.

  

 

Parce qu’elle est en capacité de rassembler la gauche

Parce qu’elle fait le pari de l’excellence pour notre pays.

 Parce que le Monde aussi attend la parole d’une France qui ne se résoudra pas à simplement accompagner la globalisation en regardant passer les trains de la logique marchande .

Parce que la France a vocation à reprendre en Europe et dans le monde l’initiative ce que seule Ségolène ROYAL peut réaliser grâce à la force d’entrainement de sa victoire, la pertinence de ses contenus programmatiques et la marque de sa nouvelle gouvernance.

 

 

Il faut un candidat humaniste et volontaire et qui porte un message universel.

Il faut un candidat qui estime que personne ne doit rester sur le bord du chemin y compris ceux qui ont été vaincu par  la machine et qui ont renoncé.

Ségolène ROYAL est la seule candidate de remplir ses préalables et qui a la volonté de conduire avec nous ce changement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Angèle LOUVIERS

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Philippe Torreton : "plus belle la gauche"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Geneviève Brisac : "le sens de mon engagement"

Editrice

 

 

  Pourquoi Ségolène Royal ? Parce qu'elle est de gauche et qu'elle fait passer ce message fort contre l'injustice : il n'y a pas de fatalité. Mais aussi parce que c'est une femme. Le simple fait qu'il puisse y avoir une femme présidente de la République, ça permettra de dire : ça aura eu lieu. Avec sa candidature, la misogynie a montré tout ce dont elle était capable. Enfin, tout, on ne sait pas... Je n'aime pas signer de pétition, me mettre en avant, mais j'ai été très en colère avec cette campagne : les "bourdes", les "bévues", la délégitimation permanente. Cette candidature, il faut juste admettre que c'est normal."

    Au nom de l'égalité hommes-femmes
Marie Darrieussecq (photo AFP)
 "

 

 

 

 

 

 

 

 Marie Darrieussecq

romancière

 "Il faut voter pour Ségolène Royal parce que c'est une femme. C'est à peu près tout ce que j'ai à dire. C'est l'honneur du PS d'être le premier grand parti à proposer, en France, une candidate femme à l'élection présidentielle. Que cela ne se soit pas produit plus tôt est une honte pour ce pays. J'ai grandi en ne voyant que des hommes à la télévision. Le Président était «le» Président, et ses ministres étaient des hommes, comme sous Louis XIV. Je ne pouvais pas rêver au pouvoir, puisque le pouvoir était masculin. Or s'il prend à ma fille le délire ­ou l'ambition légitime ­ de se rêver en présidente, je veux que cela lui soit possible autant qu'à mon fils, dans un monde possible pour tous les deux 

     

 Jean-Pierre Azema, historien.

 

"On a tendance à oublier que l'UDF représente un courant toujours présent dans le paysage politique. Lecanuet a mis De Gaulle en ballottage en 1965. Tout cela n'a rien d'extraordinaire. Il faut garder la tête froide et maintenir le cap.

 

Pour l'instant, les électeurs se font plaisir. Ils sont sensibles au slogan "Ni droite, ni gauche". Nous sommes dans une phase de défoulement. Au dernier moment, une partie de ceux qui sont tentés par Bayrou rallieront Royal

 

BENABAR 

 "C'est sûr que je préférerai voir Ségolène Royal que Sarkozy à l'Elysée", a confié le chanteur en précisant qu'il ne prétendait pas "dire aux gens pour il faut voter".

 

Charles Berling, acteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 "Je suis surpris de la versatilité du public. Est-ce que les sondages sont fiables ? Les gens changent d'opinion en trois jours, après avoir entendu un discours. Je suis un citoyen et un acteur qui soutient Ségolène Royal depuis un an et demi. Je suis très mauvais comme analyste politique.

 

Quand je fais une pièce ou un film, je vais spontanément vers ce qui m'apparaît le plus juste et le plus fort

 

 

 "Je ne vote pas pour elle pour éviter quelqu'un. Je vote pour elle car elle propose une synthèse que je cherchais depuis longtemps entre social et écologie".

"Il est urgent de penser à l'écologie en France", ajoute-t-il, estimant que le programme de Mme Royal a "une véritable dimension écologique" et "qu'elle n'a à prendre de leçons de personne dans ce domaine".

 

   

    "la France Présidente"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 "Je dois dire que je suis très ému de voir une petite Martiniquaise",

"Nous vous faisons confiance pour nous apporter la confiance, et, permettez-moi de le dire, l'espérance...

 

 

 

 

 

 

 

        

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Mercredi 25 juin 2008

Des ralliements qui perturbent le jeu de l'avant-congrès:


Des élus locaux rentrent dans le jeu

Transformer la force locale du Parti socialiste en force de propositions au niveau national." Tel est l'objectif du maire de Lyon, Gérard Collomb, du président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, et du président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse.

Ces élus locaux ont présenté, mardi 24 juin à Paris, leur contribution intitulée "La ligne claire" dans la perspective du congrès socialiste de Reims. Pour eux, il s'agit d'en finir avec "l'incapacité du PS à être crédible et audible alors qu'il gère une majorité de collectivités locales", comme l'explique M. Collomb

Les trois élus locaux peuvent déjà compter sur le soutien de trois présidents de conseils régionaux : Michel Vauzelle (Provence-Alpes-Côte d'Azur), Jacques Auxiette (Pays-de-Loire) et Alain Rousset (Aquitaine).

Parmi les autres renforts, figurent notamment Michel Delebarre, maire de Dunkerque, Jean Germain, maire de Tours, ou encore Manuel Valls, le député de l'Essonne et maire d'Evry.

 Les élus locaux roulent-ils pour un(e) candidat(e) ? "Nous ne sommes le sous-marin de personne !", se défend M. Guérini



Laurent Fabius soutient officiellement les Reconstructeurs
 
 

Laurent Fabius soutiendra officiellement les "Reconstructeurs", assemblage hétéroclite de sensibilités, mais tous partisans du
"ni Royal ni Delanoë" , au congrès PS de Reims, en novembre prochain.

"Je vais soutenir le mouvement qu'on appelle des Reconstructeurs, des gens qui n'ont pas toujours travaillé ensemble au sein du Parti socialiste, parfois même qui se sont combattus, mais qui veulent que le parti soit solidement ancré à gauche", a expliqué Laurent Fabius sur i-Télé. .


Des proches de DSK rejoignent Delanoë

Tandis que les fabiusiens se regroupent sous une même bannière, le camp des strauss-kahniens se fissure.

Dans un texte commun, 13 d'entre eux rejettent la démarche des Reconstructeurs. En peine de trouver la "cohérence" de ce pôle, les anciens ministres Alain Richard, Catherine Tasca, Claude Évin et Charles Josselin, les députés Patricia Adam et Pierre Bourguignon, les maires de Rennes et Grenoble, Daniel Delaveau et Michel Destot, et le secrétaire national Alain Bergounioux ont annoncé jeudi qu'ils ne signeraient pas la contribution présentée par Socialisme et Démocratie, dont le premier signataire est pourtant Pierre Moscovici, un proche de DSK en lice pour devenir premier secrétaire.

Pire, ils vont "vraisemblablement" signer "celle de Bertrand Delanoë", comme ils le font savoir dans un texte commun regroupant 10 propositions sur l'orientation que doit prendre, selon eux, le PS.


par Comité Mosaïque
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Mercredi 25 juin 2008


«Reconstruire à gauche», la contribution de Laurent Fabius, inaugure le bal des contributions au parti socialiste.

Tendances  et chapelles du PS ont jusqu'au 2 juillet pour déposer leurs textes, dans lesquels sont exposées  idées et  positions sur certains grands thèmes.

Ces contributions seront ensuite envoyées aux militants, qui auront l'été pour les examiner et en débattre, avant le conseil national de «synthèse», qui se réunira le 20 septembre pour tenter de dégager une «motion» unique résultant de la somme des textes présentés.



- le 24 juin  : la ligne claire et Manuel Valls

- le 25 juin: Martine Aubry et les reconstructeurs

- le 28 juin:
Ségolène Royal, Benoit Hamon et Henri Emmanuelli

- le 2 juillet : Bertrand Delanoë, Pierre Larrouturou.

Manquent les dates de Pierre Moscovici, Jean-Luc Mélenchon, et Gaetan Gorce.





 






par Comité Mosaïque
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Vendredi 20 juin 2008
Vincent Peillon au micro de RFI, rappelle de façon limpide les rapports entre socialisme et libéralisme rappelle de façon limpide .

À la question "Libéral, c’est un gros mot chez les socialistes ?",

Peillon répond :
"Pour répondre à cette question, il faut opérer un détour par l’histoire des idées. En 1830, la devise du mouvement socialiste, alors en pleine éclosion, était "Plus de libéralisme impuissant".
Le libéralisme - entendu comme la doctrine de l’émancipation de la personne, des droits de l’individu, de 1789 - se voyait en effet contesté par ceux-là même qui avaient mené, depuis une trentaine d’années, le combat pour les libertés. Pourquoi une telle évolution ? Parce que ces intellectuels se sont rendus compte que revendiquer uniquement les libertés ne suffisait pas : seuls quelques-uns jouissaient des libertés acquises quand une majorité en était écartée. Ces militants des libertés ont ainsi jugé nécessaire de compléter la doctrine libérale par la notion d’égalité. Or, le socialisme, ce n’est rien d’autre que cette même idée. Ce n’est rien d’autre que le constat qu’il faille créer les conditions de la liberté pour que chacun puisse être réellement libre. Autrement dit, c’est précisément pour réaliser ces libertés qu’on a construit le socialisme ! Sans l’intervention de la puissance publique, les politiques d’éducation de masse, etc., nous serions dans ce que Maurice Merleau-Ponty appelait la "mystification libérale
" : les libertés pour quelques-uns et pas pour les autres.

Le socialisme n’est ainsi en rien l’antithèse du libéralisme, mais son dépassement.*

Je l’ai souvent dit, il ne faut donc pas laisser les libertés aux libéraux : ce serait une erreur majeure, tant stratégique qu’historique ! Malgré cela, cette doctrine - qui inclut la visée des libertés mais qui n’oublie pas que, pour que les gens soient libres, il faut mettre en œuvre un certain nombre de choses - porte un nom : et ça s’appelle le socialisme ! Il n’y a donc pas de raison de s’appeler aujourd’hui "libéraux" : c’est une question qui a été réglée en 1830... (...) tant que l’on ne répondra pas dans notre société à la demande d’égalité - notre problème majeur depuis 30 ans -, on restera dans la mystification de libertés qui ne valent que pour quelques-uns : est-il nécessaire de rappeler que seule la moitié des enfants partent en vacances, que le système éducatif est en
échec, ... ?"
par Comité Mosaïque
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Samedi 14 juin 2008