Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 18:50

 

 

Pourquoi Nicolas Sarkozy veut- il que la juridiction administrative soit la seule compétente en matière d'immigration et pourquoi vouloir consulter les français par référendum sur ce sujet ?

 

 

 

Pour des raisons de simplicité nous dit-on... Mais  il faut voir ce qui se cache derrière cette proposition apparemment technique.

 

Il s'agirait en fait de confier les expulsions des étrangers démunis de titre régulier à la seule juridiction administrative.

 

Cela supposerait de supprimer l'intervention du juge des libertés et de la détention (JLD), qui contrôle actuellement la légalité des mesures de rétention administrative et statue sur le maintien des étrangers en zone d'attente ou en centre de rétention au-delà d'un certain délai.

 

Supprimer l’intervention du juge judiciaire pour le contentieux de l'éloignement des étrangers, comme le propose Nicolas Sarkozy, nécessiterait une réforme de la Constitution, comme l'avait indiqué la commission Mazeaud en 2008 qui avait été chargée de réfléchir sur la simplification et l'unification du contentieux du droit des étrangers

 

Confier le droit des étrangers au seul juge administratif vise à simplifier la procédure à des fins d’accélération des reconduites à la frontière d'étrangers, en un mot à augmenter le nombre des  expulsions.

 

L’originalité du contentieux des étrangers vient du fait que deux voies de recours s’offrent à un étranger placé en centre de rétention et qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF):

 

-devant le juge administratif, et. -devant le juge judiciaire (Juge des libertés et de la détention, JLD

 

 

Tout étranger résidant en France est tenu de justifier de la régularité de son séjour : à défaut, il peut être placé en garde à vue. S’il s’avère qu’il se trouve en situation irrégulière, l’administration cherchera à l’éloigner de force. Cette procédure nécessite une mesure administrative d’éloignement ou une peine d’interdiction du territoire français. Pendant le temps d’organisation de l’expulsion (achat d’un billet d’avion, obtention d’un laissez-passer consulaire en l’absence d’un passeport, etc.), l’étranger est, le plus souvent, placé en rétention

 

Saisine du juge administratif:

 

L'étranger placé en centre de rétention dispose de 48 heures à compter de la notification de la décision de placement pour saisir le juge administratif, qui a ensuite trois jours pour se prononcer. (article  L512- 1 –III du CESEDA)

 

Le juge administratif contrôle la légalité du placement de la mesure l'éloignement. Il vérifie que l’acte est régulier (décision de placement écrite et motivée, signée par le préfet ou  un fonctionnaire disposant d’une délégation de signature)

 

Le juge administratif vérifie que l'expulsion il vérifie principalement que la décision a été prise au terme d’une procédure régulière et qu’elle ne viole pas l’un des droits fondamentaux de l’intéressé , qu'elle ne risque pas d'être exposée dans son pays d'origine, à des traitements inhumains et dégradants, et que les procédures administratives ont bien été respectées.

 

Lorsque le juge administratif valide la procédure, l'étranger reste en rétention l’arrêté est exécuté et l’étranger est expulsé. En revanche si le juge administratif annule l’arrêté il est mis fin à la rétention.

 

 

Le contrôle du juge judiciaire

 

Le Juge des libertés et de la détention (JLD) veille, quant à lui, au respect de la licéité de la privation de liberté.

Le Juge des libertés et de la détention, se prononce, lui, sur la régularité de la procédure pénale ayant conduit à la rétention administrative : l'interpellation (contrôle d'identité), la garde à vue (présence d'un avocat, d'un interprète, d'un médecin…), et les conditions de la rétention.

 

Au bout de cinq jours de rétention, si la personne n'a pas encore été reconduite à la frontière, et si le préfet veut prolonger cette rétention, le JLD doit être saisi. Il se prononce dans les 24 heures. Il peut refuser de prolonger la rétention et décider d'une assignation à résidence (si la personne présente des garanties de représentation : un logement, un emploi, des enfants scolarisés…), ou même annuler la procédure en cas de vice.

 

L'objectif de Nicolas Sarkozy

 

Avant la loi Besson de juin 2011, les deux juges -administratif et judiciaire -devaient être saisis dans les 48 heures de rétention.

 

Mais comme le juge administratif disposait de trois jours pour se prononcer, en pratique, l'étranger pouvait être libéré par le juge judiciaire en cas vice dans la procédure pénale, et avant même le prononcé de la décision sur la régularité de la procédure administrative.

 

Avec deux juges, l'administration encourt davantage le risque de voir ses procédures annulées.

 

Depuis l'entrée en vigueur de la loi du 16 juin 2011, le juge administratif statue en premier.

 

De plus, le délai de "saisine du juge des libertés et de la détention est porté à cinq jours", comme l'indique l’article L552-1 du CESEDA contre 48 heures auparavant.

 

Résultat, le juge administratif peut confirmer l’arrêté préfectoral d’éloignement d'un étranger avant même que le juge des libertés et de la détention(JLD) ait validé les conditions de l’interpellation de l’étranger. Les expulsions sont donc ainsi facilitées.

 

Avec sa nouvelle proposition Nicolas Sarkozy entend aller plus loin. Au lieu des deux juridictions contrôlant des actes différents — au regard de garanties partiellement différentes —, Nicolas Sarkozy souhaite n'en garder qu'une seule: La juridiction administrative.

 

Le juge judiciaire, ou juge des libertés et de la détention (JLD) - qui se prononce sur la régularité de la procédure et le maintien en rétention -, n'aurait donc plus à statuer

 

Pour y parvenir, il «faudra une réforme de la Constitution » puisque l'autorité judiciaire est constitutionnellement garante des libertés individuelles Le chef de l'Etat n'écarte donc pas la possibilité d'organiser un référendum sur le sujet.

 

 

Pourquoi vouloir consulter les français par référendum sur ce sujet ?

 

Aux termes de l’article 66 de la Constitution le juge judiciaire est garant de la liberté individuelle.

 

Il doit donc se prononcer en cas de privation de liberté quelle qu'elle soit : en cas de placement en garde à vue, d'hospitalisation d'office, de détention provisoire.

 

Supprimer l’intervention du juge judiciaire pour le contentieux de l'éloignement des étrangers, comme le propose Nicolas Sarkozy, nécessiterait une réforme de la Constitution puisque l’autorité judiciaire est constitutionnellement garante des libertés individuelles.

 

Si une telle réforme aboutissait cela reviendrait à créer une justice d'exception pour les étrangers, qui seraient les seuls en France à ne pas bénéficier de la protection du juge judiciaire.

 

Le juge judiciaire ce garde-fou cet empêcheur d’expulser serait donc sacrifié sur l’autel du chiffre...

 

 

Angèle LOUVIERS

 

Pa

 

Par Comité Mosaique
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 01:17

La droite n’a toujours pas  de candidat officiel.

Ses dirigeants sont  pourtant en campagne pour un candidat fantôme usant d’un vocabulaire des plus dédaigneux contre le candidat socialiste déclaré et  démocratiquement choisi François HOLLANDE.  

Et les qualificatifs ne sont pas assez forts pour tenter de discréditer François HOLLANDE et la gauche...


Rien n’y fait !  Les sondages sont toujours  favorables au candidat socialiste dont la détermination demeure sans faille. La droite est aux abois et lorgne vers les électeurs frontistes n'hésitant pas à leur  donner des aujourd’hui  quelques  gages ;


Apres l’hérésie de la colonisation positive, après les insultes du discours de DAKAR selon lequel les africains ne seraient pas assez entrés dans l’histoire, voici revenir la thèse de la hiérarchisation  des civilisations empruntée et partagée avec les tenants de la solution finale et de purification ethnique.


Ce propos minable d'un ministre de la république est une honte qui témoigne du degré de perdition et de perversion du pouvoir actuel.


Les civilisations ne sauraient être hiérarchisées pas plus que les hommes et les femmes qui les portent.


Les civilisations tiennent  plus du processus historique que de l'essence révélée. Elles sont de ce fait ouvertes par nature et dans une dynamique humaniste  d'échange voire de  métissage

Ainsi l'avenir même  des mondes serait-il  dans le tout-monde...

La posture ou l'imposture de Monsieur Gueant  fait allusion au fameux choc des civilisations  pour asseoir une nouvelle colonisation de l’occident et renouer avec la vieille idée  de ses vertus civilisatrices.

 Il s'agit en fait d’une petite manœuvre  politicienne, populiste et démagogique... annonciatrice d'une fin de règne pitoyable.



 

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 21:12

 

François Hollande a reçu le Collectif du 31 mai ce mercredi 1er février.

Trois des engagements ont été pris  :

- abroger les circulaires qui ont porté gravement préjudice aux étudiants étrangers, aux entreprises, aux universités et à l'image de la France.

- préparer dès maintenant un projet de nouvelle circulaire pour traiter rapidement la situation en concertation avec les acteurs concernés.

- revoir, au-delà de cette circulaire, les dispositions législatives relatives aux étudiants étrangers dans le cadre d'une loi globale sur l'immigration.

Il  s'agira de sécuriser le statut de l'étudiant étranger pendant ses études avec une carte de séjour pluriannuelle correspondant à la durée du cycle d'études, ce qui - dans les faits - n'est pas le cas aujourd'hui.

Il s'agira également de permettre l'exercice d'une première expérience professionnelle pour les diplômés étrangers à l'issue de leurs études en France, en revoyant en profondeur le système de l'autorisation provisoire de séjour ou d'application du changement de statut de droit commun.

François Hollande donnera enfin une impulsion aux échanges entre universités françaises et étrangères.

Par Comité Mosaique
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 02:27

 

 

François Hollande était ce vendredi 28 Janvier 2012 en Isère, où il a notamment visité un centre de recherche industriel. L’occasion pour le candidat de rappeler trois de ses priorités : l’innovation, la réindustrialisation et l’environnement.

 

 

La visite de ce site est symbolique pour François Hollande dans la mesure où il concilie trois grandes priorités de son projet pour la France: innovation, réindustrialisation et environnement. 

 

En effet, Schneider Electric, groupe français d’envergure internationale, se positionne en leader des « smart grids ». Ce sont de nouvelles générations de réseaux électriques associant différentes technologies de l’information et de la communication. Elles permettent d'améliorer le fonctionnement des réseaux électriques et ainsi de limiter la consommation d’énergie. 

 

L’industrie, l’innovation et l’environnement sont intimement liés dans cette nouvelle technologie, comme dans les propositions de François Hollande. C’est grâce à sa capacité d’innovation, qui passe par l’éducation des jeunes, que la France pourra regagner en compétitivité.

 

  

Les propositions de François Hollande pour l'innovation et la réindustrialisation:

Je veux relancer la production, l'emploi et la croissance

1

Je créerai une Banque publique d’investissement. À travers ses fonds régionaux, je favoriserai le développement des PME et je permettrai aux Régions, pivots de l’animation économique, de prendre des participations dans les entreprises stratégiques pour le développement local et la compétitivité de la France. Une partie des financements sera orientée vers l’économie sociale et solidaire.



2

Je ferai des PME une priorité. Je mobiliserai l’épargne des Français, en créant un livret d’épargne industrie dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes. Pour cela, je doublerai le plafond du livret développement durable, en le portant de 6 000 à 12 000 euros. Les PME, les TPE, les artisans et les commerçants auront, dans chaque région, un interlocuteur unique. Le crédit d’impôt recherche leur sera rendu plus simple et plus accessible. Je veillerai à ce que la commande publique leur soit bien ouverte, en toute indépendance et transparence.



3

Je favoriserai la production et l’emploi en France en orientant les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux vers les entreprises qui investiront sur notre territoire, qui y localiseront leurs activités et qui seront offensives à l’exportation. À cet effet, je modulerai la fiscalité locale des entreprises en fonction des investissements réalisés. En parallèle, j’engagerai avec les grandes entreprises françaises un mouvement de relocalisation de leurs usines dans le cadre d’un contrat spécifique. J’instaurerai, pour les entreprises qui se délocalisent, un remboursement des aides publiques reçues. Une distinction sera faite entre les bénéfices réinvestis et ceux distribués aux actionnaires. Je mettrai en place trois taux d’imposition différents sur les sociétés : 35% pour les grandes, 30% pour les petites et moyennes, 15% pour les très petites.



4

Je soutiendrai le développement des nouvelles technologies et de l’économie numérique, levier essentiel d’une nouvelle croissance, en organisant avec les collectivités locales et l’industrie la couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici à dix ans.



5

Je préserverai le statut public des entreprises détenues majoritairement par l’État (EDF, SNCF, La Poste...). Je demanderai à ce que soit adoptée, au sein de l’Union européenne, une directive sur la protection des services publics.



 

 

 

Je veux redresser la France : Chapitre 2 des 60 ENGAGEMENTS DE FRANCOIS HOLLANDE

Par Comité Mosaique
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 02:03

 

 

Retrouvez l'émission Des paroles et des actes du 26 janvier

 

François Hollande était l'invité hier de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2.

Le candidat, après avoir évoqué son programme économique, a répondu à des questions portant sur son rapport plus intime à la politique et à sa stratégie de campagne, et a débattu avec Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères. L'ancien premier ministre avait choisi de se concentrer sur les sujets économiques et le chiffrage des mesures préconisées dans le projet du candidat.

 

Le débat, qui a été suivi par 5,9 millions de téléspectateurs (source : Médiamétrie), a donné lieu un échange de 40 minutes sur le projet présenté par François Hollande dans la matinée. François Hollande a défendu ses positions, en revenant point par point sur son projet et sur son financement. Il compte notamment réguler le monde de la Finance dont les excès sont une des raisons de la crise actuelle.  Il s'y attèlera "dès le lendemain de l'élection (...) Tout cela sera fait dans les premiers mois."

 

François Hollande a expliqué sa méthode: "Je ne suis pas un homme de problèmes, je suis un homme de solutions." C'est important de trancher, mais il faut unir (...) Je suis candidat pour rassembler". Le rédacteur en chef de l'émission, Gilles Bornstein, de "sérieux, appliqué et dense, comme il s'affiche depuis un moment déjà."

 

 

 

 

Par Comité Mosaique
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Présentation

Agenda

Agenda de François HOLLANDE

 

Déplacement à Brest

30 Janvier 2012

13h : rencontre avec les ouvriers de la Sobrena, entreprise de réparation navale en redressement judiciaire

14h : réunion de travail sur la thématique de l’excellence maritime et des énergies marines

18h : réunion publique

Lieu: Brest, France

 

Radio-Tv- communiques

Communiqués

 

Sénégal : réaction à la décision du conseil constitutionnel

Par Kader Arif, responsable de la coopération.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a validé hier la candidature d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle. Cette décision, à l’origine des manifestations qui agitent le pays, est d’autant plus surprenante que la Constitution sénégalaise prévoit une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. A l’inverse, la candidature de Youssou Ndour n’a pas été retenue.

Cet épisode nous inquiète quant à la sincérité de la future élection présidentielle. Afin que l’élection puisse se dérouler dans le calme et départager dans la transparence les différents candidats, nous appelons au calme, au respect des valeurs démocratiques et à la non-violence

 

Mots de soutien


Paris le 16/01/2012

 

 Evelyne NALLET Contrôleuse qualité

 

Je suis jeune, Antillaise, je vis à Sarcelles. Mes priorités ? La jeunesse, et la diversité ! Voilà donc pourquoi je me reconnais dans ce que dit François Hollande. Il a compris, lui, que l’accès à l’emploi n’était pas une chose facile lorsqu’on débute. Les jeunes, il faut savoir leur parler, et arrêter de les délaisser comme Nicolas Sarkozy le fait si bien. Il faut proposer plus de formations et permettre la transmission du savoir de génération en génération. Quand on sait que plus de  150 000  jeunes sortent chaque année du système sans aucun diplôme, on se dit que oui, il y a urgence. François, on s’engage, on te suit et on t’attend !

 

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